Depuis
l’automne dernier, plusieurs rencontres et retrouvailles ont dirigé mon attention sur le pays du Soleil levant. Au dernier salon du livre de Taipei, plusieurs ouvrages sur le Japon se sont ainsi
retrouvés dans mon panier, dont le très beau livre (dédicacé !) « La photographie japonaise sous l’ère Meiji » de Patrick Bonneville (éd. de l’Amateur, 2006). L’introduction de ce
dernier contient des informations très éclairantes sur l’histoire sociale et économique de la nation nippone depuis la régence de Tokugawa (début 17e siècle), clef de notre compréhension du Japon
tel qu’il est aujourd’hui.
Sans faire un compte rendu complet de ce texte, je me contente de noter ici deux indicateurs du pays qui y sont évoqués : l’urbanisation et l’alphabétisation (pp. 15-16). En 1800, le taux d’urbanisation au Japon était le plus élevé au monde (12,8%, pour 10,6% en Europe occidentale et 3,8% en Chine). Edo, la future Tokyo, comptait plus d’un million d’habitants en 1720. Quant au taux d’alphabétisation, il était parmi les plus élevés du monde pré-industriel, estimé à 40% de la population en 1750. L’auteur poursuit sur une description du développement vigoureux des activités de libraires et d’éditeurs, bien contextualisée, pour ma plus grande joie.
(post originalement publié sur le blog de HongFei Cultures)
Asie en Lumières







